Florence Gérard



Membre de l'UNB (Union des Naturopathes de Belgique), de l'ABARC  (Association Belge d'Analyse et Réinformation Cellulaire) et de la SBSR  (Société Belge de  Sophrologie et de Relaxation)
Diplômée en QiGong thérapeutique 
Diplômée en herboristerie 
... et des années d'expérience en entreprise

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Mercredi 17 juin 2009
Effets secondaires gravissimes, invention de maladies imaginaires, laxisme d'autorités sanitaires bienveillantes: dans un livre choc, le Dr Sauveur Boukris accuse.

"Les médecins administrent des médicaments dont ils savent très peu, à des malades dont ils savent moins, pour guérir des maladies dont ils ne savent rien", écrivait Voltaire... Près de trois siècles plus tard, un médecin, Sauveur Boukris, confirme la sentence et aggrave la peine dans un livre édifiant, dont nous publions des extraits en exclusivité: Ces médicaments qui nous rendent malades (Le Cherche Midi). Où l'on découvre, stupéfait, les effets secondaires gravissimes de médicaments consommés couramment; l'ignorance crasse de médecins formés, le plus souvent, à la seule école de l'industrie pharmaceutique; l'invention de maladies imaginaires pour l'unique profit d'entreprises florissantes; la partialité des experts; le laxisme d'autorités sanitaires bienveillantes; la force d'un lobby mieux organisé que jamais... Entre autres bonnes nouvelles!

 

"Cette industrie a changé de politique, écrit en préface de l'ouvrage le Pr Philippe Even, président de l'Institut Necker et farouche défenseur de l'indépendance de ses pairs (lire son interview). On a privilégié les profits immédiats, le retour sur investissement rapide; on a cherché davantage à satisfaire des actionnaires qu'à répondre aux besoins de santé des populations." Le récit circonstancié de son confrère généraliste, truffé d'anecdotes vécues et de références chiffrées, apporte de l'eau fraîche -des torrents, même- au moulin des trop rares Don Quichotte de la médecine moderne. Le réquisitoire mériterait aussi d'être largement entendu: gageons qu'il suscite un branle-bas de combat général. Car les Français sont particulièrement exposés à ces dérives, qui consomment chaque année de deux à six fois plus de gélules et comprimés en tout genre, ronds, carrés, oblongs ou taillés en losange, que leurs voisins européens et leurs cousins d'Amérique. Un penchant hasardeux, dont les conséquences sont loin d'être sans dommage.

 

 

Des mélanges parfois explosifs - Des enfants et des adolescents traités avec des antidépresseurs - Les effets secondaires peuvent être ravageurs - Quand le sevrage nuit à la santé - Des remèdes pires que les maux

 

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pour lire la suite de l'artible de Julie Joly


Premiers consommateurs de médicaments sur la planète, les Français sont-ils plus malades que le reste de l'humanité? Essais cliniques, effets secondaires, marketing: décryptage dans l'émission Les Médicamenteurs sur France 5, le mardi 9 juin à 20h35. Rediffusion le 21 juin à 21h30 et le 1er juillet à 0h20.

 



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Lundi 8 juin 2009

Un oral d'examen ou de concours d'entrée en grande école étant toujours vécu comme une "épreuve", voici quelques pistes pour optimiser votre prestation. Si l'enjeu est important, si la tension intérieure est forte, c'est en sachant être totalement "présent" que vous pourrez laisser une trace durable et positive dans l'esprit du jury.

  1. Créez le contact par votre regard
  2. Sachez vous assoir
  3. Pensez à respirer pour rester toujours inspiré
  4. Transformez vos notes en outils de communication
  5. N'oubliez pas que vous avez le droit à l'erreur

Lire la suite sur le blog de direct-mediatraining




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Samedi 23 mai 2009
Manger allégé pour perdre nos kilos en trop ? Si ça marchait, ça se saurait. Pourtant, le business du light est une affaire qui marche. Tour d'horizon des grosses ficelles et des petites triches grâce auxquelles ce marketing nous fait marcher.

Rue89 et le CPJ ont fait la tournée des produits allégés qui ont réussi à s'inviter à notre table avec des arguments souvent frelatés.


L'été arrive. Mais ne comptez pas sur nous pour vous donner des astuces pour retrouver la ligne avant d'enfiler votre maillot. De toute façon, si les produits allégés faisaient mincir, ça se saurait.

L'industrie agro-alimentaire, cette amie qui nous veut du bien

Ce qui est sûr, c'est que le light est un business qui pèse lourd. Depuis son apparition dans les années 60, l'allégé a été décliné à toutes les sauces. Pas un segment de l'industrie alimentaire qui ne soit épargné, même les plus improbables comme la confiserie, la charcuterie, le champagne, ou les biscuits apéros. Il y a même des domaines où l'allégé est devenu la référence : qui consomme encore des chewings avec sucre ?

Preuve que le light n'est pas réservé aux femmes qui font attention à leur ligne : si l'on en croit les sondages, un Français sur quatre en consommerait. Mais la méfiance des consommateurs grandit : selon une étude publiée en mars, un sur quatre n'aurait plus confiance. Près d'un sur deux estimerait même qu'il faut éviter d'en consommer, ou n'en consommer qu'exceptionnellement.

Depuis trois ans, le secteur du light perd des parts de marché. Selon Nielsen, -11% sur le chiffre d'affaire global des fromages allégés en 2008, -8,7% pour les yaourts et fromages blancs, -6,7% pour les céréales. Les glaces allégées n'ont pas réussi à percer : elles n'existent plus. Des échecs qui ne doivent pas masquer le succès des sodas sans sucre, Coca en tête.

Notre parti-pris : comparer le produit allégé et son produit de référence

Notre parti-pris, pour cette enquête, a été de vider le panier de la ménagère, produit par produit. Nous avons donc sélectionné une vingtaine d'aliments allégés de consommation courante pour les passer à la moulinette.

Composition, apport nutritionnel, satiété, goût, packaging… Qu'est-ce qui différencie le produit light du produit classique ? La question peut sembler absurde, mais la réponse ne l'est pas. Notamment parce que l'industrie agro-alimentaire brandit l'argument du « secret de fabrication » pour éviter de répondre aux questions qui fâchent. Il nous a donc fallu souvent mettre les pieds dans le plat pour trouver les réponses à nos interrogations.

Première différence : le prix, bien sûr. Les consommateurs le savent : la plupart des produits allégés coûtent plus cher. Une différence de prix parfois indécente.

Autres différences, bien plus suprenantes : des produits light… plus caloriques que les produits classiques ; des étiquettes mystérieusement laconiques ; des listes d'additifs qui ont de quoi couper l'appétit.

Car, faut-il le rappeler, « un produit allégé » est censé être le « même » produit (même texture, même aspect, même goût en bouche), mais débarrassé de son sucre et de ses matières grasses. Des ingrédients qui sont le plus souvent remplacés par une série d'additifs en tout genre. Et là, attention aux mauvaises surprises : faux sucres aux effets laxatifs dans les chewing-gums, gélatine de porc dans les yaourts 0%, etc.

Les industriels n'ont pas peur d'ajouter des conservateurs, épaississants ou autres colorants, qui modifient souvent les caractéristiques des aliments. Par définition pourtant, le produit allégé « ne doit pas changer fondamentalement la nature du produit ».

Mais que penser d'un beurre allégé avec lequel on ne peut pas cuisiner ? D'une confiture qui ne se conserve plus ? D'une boisson « énergisante » qui fatigue ?

 

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La confiture allège aussi sa durée de vie


Par Rue 89
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Vendredi 1 mai 2009
Ca fait toujours plaisir de voir la médecine officielle être du même avis que la naturopathie...! Suffisamment rare pour être souligné.

Les inquiétudes grandissent sur les effets à long terme des vaccins antipapillomavirus destinés aux adolescentes.

par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 26/04/2009 | 10H57

 

On a beaucoup entendu parler de vaccins, dont les Français auraient peur. Mais peu de Gardasil, ce vaccin censé protéger contre le cancer du col de l'utérus sur lequel les inquiétudes grandissent à l'étranger. Pour Roselyne Bachelot qui a autorisé son remboursement par la Sécurité sociale (à hauteur de 65%) en 2007, le Gardasil est « une grande avancée pour la santé des femmes ».

En 2008, Gardasil, produit en Europe par Sanofi Pasteur MSD, et son concurrent Cervarix (produit par GlaxoSmithKline, qui détient une part mineure du marché), ont coûté 146 millions d'euros à l'assurance maladie pour 1,65 million de vaccins. Selon plusieurs organismes de recherche étrangers, ses bénéfices à long terme ne sont pas encore démontrés. Une association de consommateurs américains dénonce même des effets secondaires importants. Une internaute de Rue89 nous a alertés à ce sujet.

Sanofi Pasteur MSD a créé un site « éducatif » judicieusement appelé « passez l'info » avec sons et vidéos. De jolies femmes et jeunes filles donnent envie de se faire vacciner dans la seconde. Irrésistible le spot passé à la télé française lors de la mise sur le marché en 2007, qui explique aux mamans que si elles « se préoccupent de l'avenir de leur fille », elles peuvent les protéger dès l'âge de 14 ans contre certains virus transmis par contact sexuel grâce à Gardasil.

Interrogé sur les doutes entourant le Gardasil, Sanofi Pasteur MSD se contente de répondre :

« On ne fait pas de marketing mais de la publicité pour un vaccin recommandé par les pouvoirs publics, distribué dans 104 pays et dont aucun effet indésirable sévère n'a été démontré. »

Une publicité mensongère ?

Les prospectus distribués en pharmacie et reproduits sur le site promotionnel du Gardasil insistent sur la progression du cancer du col de l'utérus : en 2005 plus de 3000 nouveaux cas par an ont été détectés et c'est le deuxième cancer le plus fréquent chez les femmes de moins de 44 ans.

La communication est organisée de telle sorte que le grand public a tendance à retenir que Gardasil protège contre le cancer de l'utérus. En fait, il protège contre quatre types de papillomavirus humains impliqués dans 70% de ces cancers. Si, comme le précise le site promotionnel du vaccin, près de 70 % des femmes sont contaminées par les papillomavirus humains au cours de leur vie, très peu d'entre elles développent ce cancer et le vaccin ne protège pas contre les lésions
existantes.

Le frottis n'est-il pas plus efficace pour lutter contre le cancer du col ?

Martin Winckler, médecin et écrivain, remarque qu'en Scandinavie où le frottis est obligatoire, le cancer du col de l'utérus a pratiquement disparu. L'auteur de La Maladie de Sachs remet en cause le « service médical important » que Gardasil est censé rendre selon la fiche « bon usage du médicament » publiée par la Haute Autorité de Santé :

« Nous présenter Gardasil comme une question de santé publique est crapuleux. Ce serait vrai si c'était un cancer très fréquent et s'il n'y avait pas d'autre manière de le prévenir. Or il n'y a que 1500 décès par an liés à ce cancer. »

Certes, tous les documents diffusés au public suivent la recommandation de l'Afssaps, l'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, selon laquelle il faut continuer à dépister ce cancer par frottis. Mais l'information passe visiblement mal. Ce que déplore Martin Winckler :

« Tout l'argent consacré à ce vaccin n'est pas mis dans la
sensibilisation au frottis. Seulement 50% des femmes sont dépistées régulièrement, essentiellement parce que trop peu de médecins généralistes pratiquent le frottis. »

Que sait-on des effets secondaires ?

En février dernier, deux jeunes filles espagnoles ont perdu connaissance peu de temps après avoir reçu une injection de Gardasil. L'Afssaps a conclu qu'une relation de cause à effet avec la vaccination était « très improbable » et recommandé la poursuite de la vaccination. En Espagne, une pétition demandant un moratoire sur l'utilisation du Gardasil « au nom de la défense du bien public » a recueilli 8745 signatures.

Un groupe de médecins américains a lui aussi demandé une enquête du département de la Santé. Car l'affaire prend de l'ampleur aux Etats-Unis, où une famille suggère que 29 décès inexpliqués seraient imputables à Gardasil et où les parents de prétendues victimes s'organisent. Le petit film diffusé par l'institut des sciences médicales de Baltimore relaie ces craintes.

Toutefois, il reste très difficile d'établir un lien entre des morts inexpliquées et le vaccin. Pour la sérieuse et indépendante revue Prescrire, qui se base sur les conclusions de la Haute autorité de santé, même si « on ne connaît encore ni les effets en termes de prévention
du cancer du col de l'utérus, ni la durée de protection conférée
au-delà de cinq ans » de Gardasil, le pari de la vaccination reste « raisonnable ».

Le lobby des labos à l'œuvre ?

Selon le New York Times, le laboratoire Merck, qui commercialise le Gardasil aux Etats-Unis, mène un lobbying efficace : il n'aurait pas hésité à embaucher des centaines de médecins (à 4500 dollars la journée ! ) pour donner des conférences sur les bienfaits de ce vaccin.

Le docteur Bernard Guérin du Masgenêt, gynécologue à la maternité du centre hospitalier Gustave-Dron, à Tourcoing (Nord), estime dans une interview à la Mutualité Française que les patientes ont intérêt à « s'informer, écouter, douter et se méfier ». Et craint « un progrès très marginal pour un coût très élevé entre le groupe des femmes bien dépistées
et le groupe des femmes bien dépistées et vaccinées ».


Par Florence Gérard
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Samedi 18 avril 2009
"Il ne suffit pas de savoir parler. Encore faut-il parler juste !" (William Shakespeare) : citation en exergue du blog de Danel Murgui Tomas... tout un programme, que ce soit dans le domaine personnel ou professionel !
J'ai bien aimé l'interview de François Désiré, coach en entreprise : ce n'est pas seulement ce que nous savons et ce que nous faisons qui compte, c'est aussi (surtout ?) qui nous sommes.



Par Florence Gerard
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Lundi 23 mars 2009
J'ai particulièrement savouré cet article de Colette Roos dans le blog "les dessous de l'assiette" sur le site de Rue 89.

En vantant les mérites nutritionnels des compotes et fruits au sirop, ils surfent sur la campagne "5 fruits et légumes par jour".

Les fruits, c'est le paradis.
Regardez ce dépliant : à voir la jeune femme assise en position du lotus, un hibiscus rubis dans ses beaux cheveux de jais, c'est ce qu'on se dit. Dans chacune des paumes de ses six mains -nous avons affaire à une Shiva moderne, métaphore de notre vie à toutes, « ah j'ai pas trouvé le temps de remplir le frigo, je t'ai dit que ma fille a encore une otite, et mon boss qui veut son rapport pour demain »... mais je m'égare- dans chacune des mains de Shiva, donc, un « produit fruitier » est délicatement posé.
Les plus observateurs et les esprits mal tournés toujours à la recherche d'une critique déplacée remarqueront que, même si les étiquettes ont été partiellement maquillées, on reconnaît facilement les produits de Materne, Andros, Saint Mamet et Hero.

Une campagne de promotion des compotes et fruits au sirop.

Pourtant, notre Shiva moderne n'est pas une créature achetée par la grande industrie. C'est le personnage central d'une campagne de promotion des compotes et des fruits au sirop orchestrée par Viniflhor, établissement public qui s'occupe de "renforcer l'efficacité économique des filières fruits, légumes, vin et horticulture" en France, avec l'imprimatur du Programme national nutrition santé, le fameux PNNS. Celui-là même qui vous explique qu'il ne faut pas manger trop gras, trop sucré, trop salé chaque fois qu'il vous surprend en train de baver devant une publicité pour un produit trop gras, trop sucré, trop salé.
Le monde est plein de contraintes mais vous êtes un adulte, et vous avez appris à vivre avec. Shiva, elle a tout compris : "Des fruits ? J'en ai toute l'année à portée de mains" (et pourtant, elle en a six). Un peu plus bas, au cas où on n'aurait pas compris le message, Shiva explique : "Avec les compotes et les fruits au sirop, manger '5 fruits et légumes par jour', c'est facile !"

Les nutritionnistes ne sont pas emballés par les compotes

Résumons : vous êtes débordé ? Vous n'avez pas assez de six bras ? Vous n'aimez pas le concombre ? Râper des carottes vous ennuie ? Vous avez juré que vous auriez la peau des courgettes ? Eh bien ça n'a aucune importance, il vous suffit de consommer 5 portions de compote industrielle ou de fruits au sirop par jour, et vous aurez rempli votre part du contrat. Car figurez-vous qu'il y a autant de fibres et autant, voire plus, de vitamine C que dans les fruits frais. Et du sucre, oui, ok, il y en a aussi, mais «"le taux de sucres ajoutés reste toutefois généralement faible" explique le Livre blanc compotes, fruits au sirop et nutrition destiné aux diététiciens et nutritionnistes dans le cadre de cette campagne.

Quand on interroge les nutritionnistes, justement, ils ont tendance à dire qu'idéalement, les 5 portions doivent être constituées de 2 crudités et de 3 "cuidités", et évidemment pas toutes à base de fruits, plus sucrés que les légumes, même lorsqu'ils sont frais.

La consommation de fruits transformés a fortement augmenté.

Alors pourquoi cette campagne ? Pour faire comprendre aux gens que les fruits transformés (par les industriels, pas dans leur cuisine), ça compte pas pour du beurre, mais bien pour l'une ou plusieurs des sacro-saintes cinq portions de végétaux à ingérer quotidiennement, diront les promoteurs de la campagne. Au cas où les gens n'auraient pas pigé tout seuls. Et au cas où les chiffres de la consommation de fruits transformés pourraient laisser croire le contraire :

  • un budget qui a quintuplé de 1960 à 2006, pendant que celui des fruits frais ne faisait que doubler (selon un rapport Oniflhor et le ministère de l'Agriculture)
  • une augmentation de la consommation des compotes et fruits cuits de 75% chez les 3-14 ans (selon une enquête réalisée par l'Afssa en 2007)
  • une consommation boostée par les gourdes dont on peut se demander, au passage, si elles sont bien dans l'air du temps d'un point de vue environnemental...
Les fruits, c'est l'enfer. Ou plutôt, c'est la guerre des tranchés. D'une part, les « transformateurs », ceux qui fabriquent les compotes et les fruits au sirop, entre autres. De l'autre, les « frais ». Des deux côtés de la ligne de front, fusent les tomates pourries et les argumentations scientifiques. Pendant qu'Interfel, l'interprofession des fruits et légumes frais, déclare qu'il faut manger dix fruits et légumes par jour pour être en parfaite santé -et on vous prévient tout de suite, le filet de citron sur votre sole meunière ne compte pas pour une portion, hin hin- les transformateurs montrent à qui veut sur leur packaging qu'une portion de compotes équivaut à une portion de fruit frais. Et tant pis si vous mettez dix secondes à engloutir une compote, là où il vous faut cinq minutes pour mâcher une pomme, ce qui laisse le temps à votre estomac de se sentir rassasié. La campagne mettant en scène Shiva mentionne un site. Tiens, il s'avère être celui de fabricants français de compotes et de fruits au sirop...

Quelle cachottière, cette Shiva.

Lire aussi : Industrie alimentaire : pas ici la bonne soupe.



Par Florence Gerard
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