Florence Gérard

Florence Gerard 2010


Membre de l'UNB (Union des Naturopathes de Belgique), de l'ABARC  (Association Belge d'Analyse et Réinformation Cellulaire) et de la SBSR  (Société Belge de  Sophrologie et de Relaxation)
Diplômée en QiGong thérapeutique 
Diplômée en herboristerie 
... et des années d'expérience en entreprise

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Mercredi 27 août 2008 3 27 /08 /Août /2008 15:23

Ce que j'ai lu récemment de plus intéressant et de plus humain sur la question des "mères porteuses".


Myriam Szejer pédopsychiatre, psychanalyste, fondatrice de l’association La cause des bébés et Jean-Pierre Winter psychanalyste, président du Mouvement du coût freudien.
QUOTIDIEN : mercredi 23 juillet 2008

Le débat sur la gestation pour autrui, intensifié après le rapport du Sénat, serait-il politique au point de faire de ses adversaires des réactionnaires et de ses partisans des progressistes, comme si toute assistance médicale à la procréation était a priori un progrès social ? Comme si, a priori, avant même d’en avoir mesuré les enjeux, tout nouveau mode d’assistance médicale à la procréation était un progrès social. Ce n’est pas parce que quelques-uns, étiquetés - à tort ou à raison - de droite, défendent une position, que celle-ci ne relève que de leur morale ou de leurs choix politiques. Que toutes les religions, par exemple, interdisent de tuer n’autorise pas les non-religieux à légitimer le meurtre. Il se trouve simplement, et il en va ainsi de l’interdit de l’inceste, que les fondements scientifiques et philosophiques qui aboutissent à ces interdits ne sont pas nécessairement contradictoires avec certains énoncés moraux ou religieux. Dénoncer les camps en Union soviétique ou en Chine, ne nous désignait pas comme réactionnaires. Il n’existe pas de médecine progressiste ou rétrograde, pas plus qu’il n’y avait une science bourgeoise et une science prolétarienne.

Certes, l’infertilité est un drame et, selon les défenseurs de la gestation pour autrui (GPA), l’amour suffirait pour éviter à l’enfant tout problème lié à son mode de conception. Outre qu’habituellement ce sont les religions qui privilégient la compassion et l’amour, recourir à des arguties rhétoriques pour balayer des faits psychiques aujourd’hui avérés s’apparente à une dénégation. Enoncer que tout acte réel dans le corps (en particulier chez le bébé) s’inscrit durablement et symboliquement n’est pas du naturalisme. Le reproche fait à la médecine moderne de séparer le corps de l’esprit ne s’applique-t-il pas au militantisme pour les gestations pour autrui ?

On oublie que la prescription de fécondation in vitro nécessaire à cette GPA cautionnée par la science équivaut à une «ordonnance d’abandon». Or l’importance de l’épigénétique (1) sur le développement physique et psychique du fœtus est connue, de même que celle du lien affectif entre la femme enceinte et l’enfant qu’elle porte et les effets délétères de la séparation mère-bébé à la naissance (a fortiori lorsqu’elle est définitive). Pour ne pas couper ce lien, les médecins posent le nouveau-né sur le sein de sa mère après l’accouchement, afin de lui restituer ses repères anténatals mémorisés et inscrits pour lui comme identitaires. Ils ont inventé les unités kangourous, le «peau à peau» et l’hospitalisation mère-bébé, car c’est dans le post-partum précoce que se construisent les fondements du narcissisme de l’humain. Pédiatres et accoucheurs ont vu combien ces pratiques amélioraient le pronostic des survies, la longueur des hospitalisations, le succès des allaitements. Comment pourraient-ils parallèlement prescrire l’abandon ? Ce ne sont pas des gamètes que le nouveau-né reconnaît comme mère, mais celle qui l’a porté. On sait que la blessure de l’abandon, incicatrisable tant chez l’abandonné que chez l’abandonnante, fonctionne comme une amputation bilatérale du Moi. Les adoptions les plus réussies ne parviennent pas à en effacer la trace consciente et inconsciente, car cela reviendrait pour le psychisme de l’enfant comme pour celui de la mère à renoncer à une partie de lui-même.

Voilà qu’on voudrait que cette séparation soit légalement programmée et non pas le résultat d’un drame de la vie dont, par l’adoption, la société tente de limiter les effets dévastateurs.

Il relève de notre responsabilité de ne pas autoriser une pratique dont l’enfant sera délibérément la victime. Avec une telle loi, il n’aura jamais aucun recours lui permettant d’élaborer la particularité de son histoire. Arrêtons de privilégier, sans les travailler de surcroît, les blessures liées à la stérilité et de penser les bébés abandonnés uniquement en termes de social, de charité religieuse ou humanitaire, ou de «droit à l’enfant». Avec ce que nous enseignent la science et la psychanalyse, on ne peut plus se contenter des bons sentiments pour réfléchir à l’abandon, l’adoption et l’assistance médicale à la procréation. La détresse des couples stériles ne doit pas nous conduire à objectiver les enfants au mépris de leur histoire, de qui ils sont et de qui ils vont devenir.

Le débat ne se situe pas entre progressistes et réactionnaires mais, comme traditionnellement en obstétrique, entre l’intérêt de la mère et celui de l’enfant, soit ici celui de divers adultes face à celui d’un bébé à naître. Se soucier de l’avenir de tous les protagonistes de la GPA n’est pas plus de droite que de gauche. Indépendamment de ses engagements dans la cité, chacun sait d’expérience que le vide laissé par un bébé disparu ou «donné» peut psychiquement «aspirer» les parents de naissance. Le conjoint de la gestatrice n’est pas à écarter de l’aventure, pas plus que leurs enfants : qu’en est-il pour eux d’avoir des parents qui peuvent abandonner un bébé qu’ils ont mis au monde ? La procréation n’est pas uniquement une histoire mécanique de mère et d’enfant. Toute la famille se trouvera ainsi bousculée. La société également en raison de la transformation des lois de la filiation qui en découlera. Quand il avalise cette théorie qui sépare le corps de l’esprit, le corps social entier est responsable. On nous reprochera de faire preuve d’un déterminisme abusif en insistant sur la psychopathologie induite par de telles conditions de naissance. Mais l’est-ce plus que d’affirmer péremptoirement que tout ira bien si l’on n’a pas menti à l’enfant à propos de l’aspect technique de ses origines. Comme si une loi pouvait obliger qui que soit à énoncer une vérité dont nous savons qu’elle est impossible à dire.

Il ne faut pas légaliser la programmation de drames à venir. Un écart entre ce que la loi autorise et ce qui est toléré dans ses marges est à respecter ; c’est cette possibilité qui différencie une dictature d’une démocratie. Quelles que soient les pressions sociales et politiques, la gestation pour autrui ne doit pas relever d’une loi d’ensemble mais d’une élaboration propre à chaque situation.


(1) Influence de l’environnement sur l’expression des gènes.

Myriam Szejer, Des mots pour naître (Gallimard).

Jean-Pierre Winter, Les Images, les mots, le corps. Entretien avec Françoise Dolto (Gallimard).

Lire les commentaires des internautes sur libération.fr

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Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /Juin /2008 11:32


L'asssociation Robin des Toits milite depuis mai 2004 pour le respect de la sécurité sanitaire des populations exposées aux nouvelles technologies de télécommunications sans fil (gsm, wifi, bluetooth, dect, etc...).

Retrouvez sur leur
site les vidéos des différentes émissions de télévision aux quelles ils ont participé, et surtout les références des études scientifiques qui sous-tendent leur action : www.robindestoits.org

NB : on parle toujours du fameux "principe de précaution". Il est intéressant de savoir que les grandes compagnies d'assurances internationales appliquent ce principe... à leur manière ! Elles refusent en effet de couvrir les risques de santé pour les société qui fabriquent les téléphones portables ... pour ne pas devoir supporter les coûts des procès à venir dans 20 ou 40 ans ! On aimerait que les leçons de l'amiante soient tirées également par les pouvoirs publics.

Voir aussi l'appel des 20 chercheurs.

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Lundi 16 juin 2008 1 16 /06 /Juin /2008 20:16


Le site www.nobabytv.org attend vos contributions.


Serge Tisseron a publié dans la collection Temps d'arrêt un livret intitulé Les dangers de la télé pour les bébés. Le texte peut être téléchargé ici gratuitement.

Argument : Des chaînes pour bébés âgés de 6 mois à trois ans s’installent actuellement dans les foyers sous un argument éducatif. Le psychiatre Serge Tisseron soulève ici les questions qu’elles posent, notamment du point de vue de la santé mentale du tout petit.
En détournant le bébé d’activités qui engagent ses cinq sens, l’écran ne risque-t-il pas de l’éloigner d’une conscience de son propre corps et de perturber son rapport à lui-même et aux autres ? Que deviennent les processus d’attachement et d’identification face à un écran ? Les héros des programmes pour enfants deviendront ils leurs tuteurs et leurs guides, notamment pour la consommation de produits dérivés ? Et entre l’enfant qui regarde beaucoup la télé et l’adolescent scotché devant ses jeux vidéo, existe-t-il une continuité ?
Tous ces problèmes engagent la question de savoir quel type d’individus nous souhaitons pour la
société de demain.
Les professionnels de l’enfance ont un rôle majeur à jouer dans la réponse à leur apporter.

La télévision, nocive pour les bébés, de Serge Tisseron (2minutes20)


En France, le CIEM a pris connaissance de l’avis que la direction générale de la santé (DGS) a publié suite aux travaux du groupe d’experts réuni le 16 avril 2008.

Il se félicite de voir la DGS «se prononcer contre les chaînes spécifiques pour les enfants de moins de trois ans et déconseiller la consommation de la TV jusqu’à l’âge d’au moins trois ans, indépendamment du type de programme (le concept de programmes adaptés à l’enfant de moins de trois ans n’ayant aucun sens)».

Fort de cet avis et de la position unanime de toutes les associations professionnelles: pédiatres, pédopsychiatres, psychomotriciens, éducateurs de jeunes enfants, psychologues de jeunes enfants et de toutes les associations éducatives, de parents et familiales, représentées au CIEM, le CSA se doit de prendre une recommandation visant à interdire la diffusion de ces chaînes pour bébés.

Le CIEM souligne que c’est la seule solution. Aucune demi-mesure ne peut  répondre au risque grave de nuisance pour la santé des bébés que représentent ces chaînes.

Le CSA dispose, dans le cadre de la loi de la communication audiovisuelle de 1986 (articles 1 et 15), de tous les leviers juridiques pour prendre cette décision concernant la protection des mineurs

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